12 décembre 2011 Schizophrénie et troubles bipolaires, deux maladies semblables mais distinctes par la doctoresse Dresse Fryer, du RFSM (hôpital de Marsens) Le propos du Dr Fryer était de montrer les parentés et les différences entre ces deux maladies. Des difficultés surviennent, quand il s'agit de poser un diagnostic clair, de trouver des critères précis tels que ceux que l'on peut mettre en évidence dans les maladies qui touchent des organes du corps moins complexes que le cerveau ou qui touchent des métabolismes plus simples. Difficulté du diagnosticAlors que dans un grand nombre de cas, il est possible de faire des tests de laboratoires, ou de voir les effets de la maladie à travers l'imagerie médicale (radiographie, scanner, résonance magnétique, etc.), ces aides au diagnostic ne sont pas ou prou utilisables en psychiatrie. Le médecin psychiatre est limité à ces quelques éléments dont la fiabilité est moins nette :
Caractéristiques de la maladie mentaleIl est clair que dans toutes les maladies non psychiques, les diagnostics n'ont pas toujours été fiables et ne le sont encore pas toujours. Cependant les moyens ont évolué de manière très nette et les performances des soins également. En psychiatrie, des progrès importants ont été réalisés dans les traitements grâce, entre autres choses, à la palette des neuroleptiques qui s'est considérablement élargie. Mais les instruments d'observation qui permettraient de mettre en évidence de manière univoque des atteintes physiologiques au niveau du cerveau ne sont pas encore là. Certes, des anomalies structurelles ou neurochimiques légères ont pu être observées mais elles ne suffisent pas à améliorer de manière nette le diagnostic et les soins.Pour la schizophrénie par exemple, il semble qu'une multitude de gènes peuvent être impliqués dans la maladie (contrairement à la trisomie 21, dont l'anomalie génétique est clairement identifiée), mais les facteurs génétiques plus ou moins identifiés ne suffisent pas à déterminer de manière systématique l'apparition de la maladie. Il faut ajouter à cela la difficulté pour les malades de reconnaître leurs désordres mentaux et la difficulté de les verbaliser. D'autre part, on relève des tendances théoriques en psychiatrie qui donnent une lecture différente des comportements observés lors de troubles mentaux. Le panorama de la maladie psychique est donc complexe. Schizophrénie et troubles bipolaires : pts communs et différences*
Quant au pronostic de guérison de ces maladies, en particulier de la schizophrénie, les perceptions diffèrent entre la doctoresse Fryer et M. Jérôme Favrod. Ce dernier indique que dans 15 à 30% des cas, les symptômes de la maladie disparaissent et ne réapparaissent plus. * Voir aussi dans ce site, les chapitres qui concernent ces deux maladies. Création d'un groupe de paroles "Proches"Une personne dont un proche est atteint de schizophrénie a été invitée à s'exprimer par l'Association. Elle souhaite créer un groupe de paroles qui permette de prolonger les échanges informels et conviviaux entre les participants qui ont été initiés dans les cours Profamille.Ce groupe serait actif dès février 2012. L'Association Profamille soutient vivement la proposition de cette activité et offre à sa promotrice une tribune dans l'association APF et au sein du comité, si celle-ci s'y intéresse. L'APF peut bien entendu faciliter les communications et les contacts entre les membres ou les personnes intéressées à participer au groupe de paroles institué. Présentation d'une étude sur les proches aidants et la personne concernéeDans le cadre d'un master en sciences infirmières, deux étudiantes de l'Université de Lausanne, sous la direction de Jérôme Favrod et Shyhrete Hasani, proposent aux membres présents la participation à une étude qui cherche à répondre à la question suivante : |